Qui est François Rodrigue?
François Rodrigue, Ph.D., est professeur universitaire en kinésiologie et conseiller au développement des entraineurs d'élite. Il détient un doctorat en développement des entraineurs de haute-performance de l'Université d'Ottawa, où sa recherche doctorale — une étude longitudinale d'un an avec des entraineurs universitaires et d'équipes nationales — a posé les bases de son approche d'accompagnement. Depuis 2015, il accompagne des entraineurs-chefs, des dirigeants et des professionnels qui œuvrent dans la LNH, la LHJMQ, la MLS, la LCF, U SPORTS, Cricket Australia, aux Championnats du monde et aux Jeux Olympiques. À ce jour, il a accompagné 51 professionnels dans 12 organisations et 16 sports. Son approche a aussi servi de fondations pour le programme CDEE à travers le Québec. Sous le nom de Coach Frank, il anime Temps d'Arrêt, le plus grand podcast francophone sur le coaching sportif, avec 150 épisodes et une moyenne de plus de 7 500 auditeurs.
Pourquoi le nom Coach Frank?
François, Frank, Coach, ou Coach Frank — tout fonctionne. Le nom Coach Frank vient de mes anciens joueurs. Quand j'ai arrêté d'entrainer sur le terrain, les joueurs que j'avais coachés — et qui sont maintenant eux-mêmes des entraineurs — ont continué à m'appeler Coach Frank. Quand est venu le temps de partir ma pratique de consultation, la décision a été facile de garder ce nom-là. C'est un rappel que mon travail commence sur le terrain, pas dans un bureau. Aujourd'hui, Coach Frank est le visage de la communauté — le podcast, l'infolettre, Premier Plan. François Rodrigue, Ph.D., c'est le conseiller et le chercheur avec qui vous travaillez en accompagnement.
Est-ce que tu as déjà coaché sur le terrain?
Oui. À la suite de mon parcours comme capitaine de l'équipe universitaire de football des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa et récipiendaire du Trophée du Recteur, j'ai été entraineur-chef adjoint au football collégial avec les Griffons du CÉGEP de l'Outaouais et entraineur adjoint au football universitaire canadien avec les Gee-Gees. J'ai aussi été entraineur invité avec l'équipe nationale féminine de Baseball Canada en 2012 et 2013. Avant ça, j'ai co-fondé un centre d'entrainement pour athlètes et travaillé comme kinésiologue pendant 6 ans avec des sportifs de tous les niveaux, incluant des athlètes de la Ligue canadienne de football. C'est cette expérience terrain qui informe tout ce que je fais aujourd'hui — autant dans ma recherche que dans mon accompagnement.
Est-ce que tu fais de la recherche?
Oui, c'est une partie centrale de mon travail en tant que professeur universitaire. Je mène des recherches sur l'accompagnement des entraineurs-chefs, les interventions en contexte de performance, et l'intelligence artificielle dans le coaching. Mon travail s'appuie sur les théories d'apprentissage de Jarvis, le coaching narratif-collaboratif, le cadre de création de valeur de Wenger-Trayner, et le coaching développemental. J'ai publié une dizaine d'ouvrages scientifiques et présenté à des conférences sur trois continents. Pour consulter mes publications, visitez ma page institutionnelle ou mon profil Google Scholar.
Avec qui as-tu collaboré en recherche?
J'ai eu le privilège de collaborer avec des chercheurs que je respecte profondément. Mon directeur de thèse, Pierre Trudel de l'Université d'Ottawa, a été une influence déterminante dans mon parcours — et nous sommes co-créateurs du concept de Personal Learning Coach. Je collabore aussi avec Diane Culver de l'Université d'Ottawa. Parmi mes collaborateurs actuels, je travaille avec Liam McCarthy de Leeds Beckett en Angleterre, Maxime Trempe de l'Université Bishop, Olivier Doucet du HEC Montréal, et Michel Milistetd de l'Université fédérale de Santa Catarina au Brésil. Ces collaborations ne sont pas des partenariats de circonstance — ce sont des relations de travail construites au fil des années autour d'un objectif commun : faire avancer la science du coaching pour que ça ait un vrai impact sur le terrain.
Avec qui tu travailles — et avec qui tu ne travailles pas?
J'accompagne des entraineurs-chefs et des professionnels qui prennent leur rôle au sérieux, qui sont ouverts à remettre en question leur façon de faire, et qui veulent progresser même quand ça devient inconfortable. Ce sont des gens qui comprennent que le développement n'est pas linéaire et qui sont prêts à investir du temps dans leur propre réflexion.
Je ne suis probablement pas la bonne personne si vous cherchez des réponses rapides ou des recettes toutes faites, quelqu'un qui va valider toutes vos décisions, ou un programme structuré avec des étapes à suivre. Mon travail n'est pas de simplifier à l'extrême — c'est de rendre utile la complexité du coaching.
Quel type de collaborations tu recherches?
Je suis particulièrement intéressé par des collaborations avec des chercheurs qui veulent avoir un impact concret sur le terrain, des organisations qui cherchent à développer leurs entraineurs de façon durable, et des entraineurs-chefs qui veulent contribuer à faire avancer leur sport. Je cherche des projets de haute qualité, à fort impact, avec des gens excellents.
Ce qui m'intéresse, ce ne sont pas les projets ponctuels, mais les collaborations qui permettent de faire évoluer les pratiques dans le système sportif. Si vous êtes chercheur et que vous voulez explorer une collaboration, écrivez-moi à francois.rodrigue@uqo.ca. Je suis aussi habileté à la co-direction de thèse.
Comment tu vois le développement d'un entraineur-chef?
Le développement d'un entraineur-chef ne se résume pas à accumuler des connaissances ou à suivre des formations. Un entraineur-chef compétent a souvent déjà accès à plus d'information qu'il ne peut en utiliser. Le défi n'est pas d'en ajouter davantage, mais de mieux comprendre ce qu'il fait, pourquoi il le fait, et comment ses décisions s'inscrivent dans son contexte.
Je vois le développement comme un processus exigeant où l'entraineur apprend à clarifier sa lecture des situations, à prendre des décisions plus cohérentes avec sa vision, et à réfléchir en action — pas seulement après coup.
Mon rôle n'est pas de vous donner des réponses ni de vous dire quoi faire. C'est de créer un espace où vous pouvez mieux penser votre coaching — au moment où ça compte.
C'est quoi le Personal Learning Coach?
Le Personal Learning Coach (PLC) est la méthodologie que j'ai co-créée avec Pierre Trudel durant mon doctorat à l'Université d'Ottawa. C'est un modèle d'accompagnement individualisé conçu spécifiquement pour les entraineurs-chefs de haute performance.
Concrètement, le PLC repose sur un principe simple : l'entraineur et moi sommes sur un pied d'égalité. J'apporte mon expertise scientifique et ma connaissance du coaching. L'entraineur apporte son expertise sportive et sa connaissance de son contexte. Ensemble, on co-crée des solutions qui font du sens pour sa réalité. Ce n'est pas du mentorat où quelqu'un de plus expérimenté transmet ses connaissances. Ce n'est pas de la consultation où un expert externe arrive avec un diagnostic. C'est un partenariat de réflexion.
L'approche s'appuie sur les théories d'apprentissage de Jarvis, utilise le coaching narratif-collaboratif pour animer nos discussions, favorise la pratique réflexive, et mesure les résultats à l'aide du cadre de création de valeur de Wenger-Trayner. J'ai publié plusieurs articles scientifiques sur cette méthodologie, incluant un chapitre de livre qui en détaille le fonctionnement. Pour les détails académiques, consultez mes publications sur Google Scholar ou ma page institutionnelle.
Est-ce que tu es le spécialiste d'un sport?
Non, et c'est volontaire. Mon expertise, c'est le métier d'entraineur-chef — comment on prend des décisions, comment on gère un staff, comment on communique avec un vestiaire, comment on bâtit une culture de programme, comment on planifie le développement de ses athlètes. Ce sont des compétences qui traversent tous les sports d'équipe, et j'ai une expertise particulière en sports technico-tactiques et territoriaux — hockey, football, soccer, basketball. J'ai aussi accompagné des entraineurs en tennis, en cricket, en judo, en karaté, et dans d'autres sports. Mon rôle, c'est d'apporter la science du coaching et une perspective extérieure. Votre expertise technique dans votre sport, c'est la vôtre — et c'est exactement pour ça que notre travail ensemble fonctionne. On travaille sur un pied d'égalité : j'apporte la science, vous apportez le contexte.
C'est quoi la différence entre ce que tu fais et un psychologue sportif?
Je ne travaille pas sur votre santé mentale. Je travaille sur votre coaching. La prise de décision, la gestion du staff, la construction d'une vision de programme, le leadership au quotidien. Mon approche — le Personal Learning Coach — est fondée sur ma recherche doctorale et s'appuie sur les théories d'apprentissage, le coaching narratif-collaboratif et la pratique réflexive. Concrètement, ça veut dire qu'on décortique ensemble ce qui se passe dans votre pratique pour identifier ce qui fonctionne et ce qui pourrait changer. Si vous avez besoin d'un soutien en santé mentale, je vais vous référer à la bonne personne — ce n'est pas mon rôle, et je le prends au sérieux.
En quoi ton approche diffère-t-elle d'un consultant traditionnel?
Le consulting traditionnel propose souvent des solutions externes — quelqu'un arrive, fait un diagnostic, remet un rapport, et repart. Ma posture est différente. Fort d'un parcours où j'ai dû mener une équipe universitaire comme capitaine, bâtir et vendre deux entreprises de performance, et compléter un doctorat sur l'accompagnement des entraineurs, j'ai développé une approche de co-création. Je ne donne pas de conseils depuis l'extérieur — je collabore à bâtir de systèmes robustes avec l'entraineur, en utilisant à la fois ma rigueur de chercheur et mon expérience terrain. La différence fondamentale : je ne travaille pas pour vous. Je travaille avec vous.
Ton expertise est-elle purement académique?
Non. Ma recherche se passe sur le terrain. Mes recherches visent à approfondir et maitriser la complexité du métier d'entraineur-chef, mais mon passage comme capitaine universitaire et récipiendaire du Trophée du Recteur m'a appris la réalité des tranchées bien avant que je la théorise. J'ai ensuite travaillé comme kinésiologue avec des athlètes de la LCF, entrainé au football universitaire et collégial, et co-fondé deux entreprises dans le sport. Quand je m'assois avec un entraineur-chef de la LHJMQ ou un directeur général adjoint d'une équipe professionnelle, je parle leur langage parce que j'ai vécu leurs défis de leadership avant de les étudier.
Est-ce que tu accompagnes des entraineurs en ce moment?
J'accompagne un maximum de 4 entraineurs en coaching individuel par année. Ce choix est délibéré — je préfère travailler en profondeur avec peu de personnes que d'effleurer le travail avec beaucoup. Si les places sont comblées, le meilleur point de départ est Premier Plan — la plateforme de Coach Frank pour le développement professionnel des entraineurs. Vous aurez accès à tout le contenu hebdomadaire, au forum, et vous serez en priorité quand une place en accompagnement individuel se libère.
Est-ce que tu accompagnes des entraineurs à l'international?
Oui. Les séances se font par vidéoconférence, ce qui me permet d'accompagner des entraineurs partout au Canada et à l'international. D'ailleurs, j'ai accompagné un entraineur de Cricket en Australie pendant 4 ans. Je m'adapte aux décalages horaires et aux réalités de vos déplacements avec votre équipe. La distance géographique n'est jamais un obstacle.
Est-ce que tu vas travailler directement avec mes athlètes?
Non. Je travaille seulement avec les entraineurs et les dirigeants. Je crois sincèrement que la situation ne changera pas à long terme si un intermédiaire prend la place du coach en travaillant directement avec les athlètes. Les modifications doivent être implantées par les entraineurs pour que ça fasse une différence durable. Mon rôle, c'est de vous aider à être meilleur dans votre rôle — pas de m'y substituer.
Comment ça fonctionne concrètement?
On commence par un appel exploratoire de 20 minutes — gratuit, sans engagement. C'est une conversation pour voir si on est un bon match et si je peux vous aider avec ce que vous vivez.
Si on décide de travailler ensemble, on établit un calendrier de rencontres adapté à votre saison et à vos disponibilités. Une séance typique commence par ce qui vous occupe en ce moment — une décision à prendre, une situation avec un joueur ou un membre du staff, un enjeu de saison. On décortique ça ensemble, on explore les angles que vous n'avez peut-être pas vus, et on identifie un ou deux éléments concrets à observer ou à essayer avant notre prochaine rencontre.
Les séances se font par vidéoconférence. Entre les rencontres, vous avez accès à moi par courriel pour les questions ponctuelles. Tout ce qu'on se dit reste entre nous. La plupart des entraineurs n'ont pas besoin de plus d'information — ils ont besoin d'un espace pour réfléchir à leur pratique, ce qui est souvent ce qu'ils évitent.
Est-ce que je vais avoir des devoirs?
Non. Mon approche n'est pas un cours — c'est un accompagnement. Il n'y a pas de travaux à remettre. Par contre, entre nos rencontres, je vais vous proposer des pistes de réflexion : une question à garder en tête, une situation à observer dans votre pratique, ou une idée à essayer. L'objectif, c'est que vous réfléchissiez à votre coaching au bon moment — pas que vous ajoutiez des tâches à un horaire déjà surchargé.
Est-ce que je suis obligé de lire des articles ou des livres?
Non. C'est précisément mon travail de lire la science pour vous et de vous l'amener dans un format utile et concret. Si un article ou un livre pourrait vraiment faire une différence pour vous, je vais vous le suggérer — mais c'est toujours une suggestion, jamais une obligation. Certains entraineurs que j'accompagne lisent beaucoup, d'autres pas du tout. Les deux approches fonctionnent. L'important, c'est que vous vous développiez — pas que vous passiez un examen.
Quel est le niveau d'expérience dont j'ai besoin?
L'admission est basée sur votre niveau de coaching, pas sur le nombre de vos certifications. J'accompagne les entraineurs aux niveaux Développement et Haute-Performance. L'important, ce n'est pas vos formations — c'est le niveau de vos réflexions et votre volonté de vous développer. Pour les entraineurs qui en sont à leurs premiers pas, je recommande fortement de compléter le programme national de certification des entraîneurs (PNCE) en premier lieu. C'est une base essentielle avant d'investir dans un accompagnement individualisé.
Est-ce que c'est confidentiel?
Oui, sans exception. Tout ce qui se dit en accompagnement reste entre nous. Je ne communique rien à votre organisation, à votre fédération, ni à qui que ce soit d'autre — que ce soit un directeur général, un propriétaire ou un collègue. C'est un espace pour prendre du recul et réfléchir à voix haute, sans conséquence politique. La confidentialité n'est pas une option dans mon travail, c'est le fondement de tout ce qu'on fait ensemble. C'est aussi ce qui me distingue d'un consultant interne à votre organisation.
Pourquoi tu ne publicises pas le nom de tes clients?
Par respect pour les personnes que j'accompagne. Chaque entraineur et chaque dirigeant qui travaille avec moi mérite un espace protégé — un espace où il peut être vulnérable, poser des questions difficiles, et travailler sur ce qui compte sans se soucier de ce que les autres vont penser. Publiciser le nom de mes clients irait à l'encontre de cette promesse. Les résultats parlent d'eux-mêmes : 51 professionnels accompagnés, des championnats nationaux, une médaille d'or olympique. Vous n'avez pas besoin de savoir qui — vous avez besoin de savoir que ça fonctionne.
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